02 juillet 2008
La journée de Faïze (3 septembre 2012)
Voici l’histoire de Faïze, élève … à Mayotte, à Kourou, ou à Brest … bientôt … en 2012.
Faïze est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Youssouf, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque.
La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congé maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés.
La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l'intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal. Du coup Faïze ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades.
On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances.
Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.
Il a commencé la grande école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour la maintenir. Son cousin Amaldine a eu plus de chance : il est allé à l'école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer.
La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus ; place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel.
Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès. Mais Amaldine a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires.
Faïze a toujours plus de chance que son voisin Kévin : celui-ci doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand-père, qui n'a presque pas de retraite.
Faïze est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans BASE ÉLEVES. Il ne reviendra jamais. Faïze n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il paraît qu'il n'avait pas de papiers... Faïze fait très attention : chaque matin, il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.
Du fond, Faïze ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens.
L'an prochain Faïze devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt et rentrer plus tard : l'EPEP (établissement public d'enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école.
Faïze se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Houssaini, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par cœur. Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien.
Le père de Faïze a dû aller travailler à Madagascar, l'usine est partie là-bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle, à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c'est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Malgaches !
Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Rachma, la jeune sœur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l'école, dans la classe de monsieur Abdou. Il remplace monsieur Mohammed, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie.
Il y avait aussi madame Adidja en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner.
Rachma a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n'est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c'est épuisant. » Surtout qu'elle dort dans le salon chez Faïze, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.
Après l’école, il y a le cours de religion et de morale avec le foundi. Il faut apprendre et lui réciter le coran par cœur. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien…
Faïze se demande pourquoi il est là ?
Pourquoi Saïd a dû partir ?
Pourquoi Rachma et sa mère pleurent la nuit ?
Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail ?
Pourquoi ils sont si nombreux en classe ?
Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année ?
Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages ?
Pourquoi on le punit ainsi ?
Pourquoi il n'a pas de lunettes ?
Pourquoi il a faim ? …
Ceci n’est pas encore la réalité … mais juste une projection … basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement.
En arriverons-nous là ?
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18 juin 2008
Les écoles primaires à Mayotte
Tout au long de l’année, comme maître-formateur, j’ai « visité » quelques stagiaires et contractuel(le)s et donc quelques écoles, dans les circonscriptions de Mamoudzou Nord et Sud. En voici un tout petit aperçu.
Kawéni Poste, école d’application de 26 divisions et MON ECOLE pour cette année scolaire 2007-2008
A quelques dizaines de mètres, Kawéni Stade (24 divisions)
Toujours à quelques pas de là, Kawéni Village (école très dégradée)
Dans Mamoudzou, l’Annexe, une école toute neuve, ouverte à la rentrée 2007
Au sud de Mamoudzou, l’école de Cavani Stade, et ses locales façons « cases SIM »
Tout en hauteur, avec une vue imprenable sur le lagon, l’école de Passamainty 3
Evidemment, le décalage, tant en locaux, matériel, formation, horaires, rotations … est important avec la métropole.
Mais malgré tous ces problèmes, en plus de la non ou mal maîtrise du français (qui reste ici une langue seconde) par un « certain nombre » d’élèves ET de maîtres mahorais, il y ait fait un énorme travail.
Bien sûr, comme partout sous les tropiques, et peut-être ici plus qu’ailleurs, la chaleur, une certaine nonchalance et une surpopulation scolaire, font que l’école reste assez loin des standards occidentaux.
Bref, c’est l’Afrique, c’est Mayotte …
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24 avril 2008
Quelques dernières photos du séjour en classe de découverte !!!
16:25 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 avril 2008
Classe de découverte : troisième jour
Réveil toujours aussi matinal (5h30) pour tous les enfants. Ce matin, au petit déjeuner, biscottes Nutella ou confiture, jus de fruit et lait, et pour les plus courageux cuisses de poulet froid.
Départ à 8h00 pour le lac Kariani (ou Karihani).
Le Lac Kariani est le seul lac d'eau douce naturel de Grande-Terre. Il est situé dans la région de Combani et représente une surface de 5 ha en saison des pluies qui se réduit à 0,25 ha en fin de saison sèche. C’est un Espace Naturel Protégé.
« Kareha », poule d’eau en shimaoré, a donné son nom au lac. C’est en effet, le seul lieu de reproduction de ce volatile sur l’île.
C’est le plus grand lac naturel de Mayotte et il est très prisé des oiseaux migrateurs. On peut y croiser : crabiers chevelus, crabiers blanc, grèves, poules d’eau, aigrettes blanches, hérons, glaréoles malgaches …
Un animateur du Conservatoire du Littoral avait amené avec lui, longue-vue et jumelles permettant une observation de la faune présente sur le lac.
Résultats en photos des quelques oiseaux observés ce jour-là.
A quelques pas de là, quelques makis nous saluent.
Puis pour conclure la matinée, visite de la mangrove de Tsingoni et ses palétuviers, avec Hervé. Cette mangrove est le « poumon vert » du lagon et a pour fonction essentielle de filtrer les eaux de ruissellement, boueuses à l’entrée et de les rendre propres à la sortie. En même temps, elle sert de lieu de nourrissage pour les alevins en les protégeant des prédateurs.
Jeune pousse de palétuvier planté dans la mangrove.
Sur la plage de Tsingoni, parmi les pirogues à balancier des pêcheurs.
Joyeuse découverte de la plage, de la mer, et de toutes ses richesses.
En attendant le bus, après le dernier pique-nique, petite partie de « cailloux » (jeu local des osselets) avant le retour.
Voilà notre classe de découverte est terminée. Fini l’école buissonnière et retour à Kawéni.
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21 avril 2008
Classe de découverte : deuxième jour
Après un réveil plutôt matinal (5h30), petit déjeuner copieux (pain Nutella ou confiture, verre de jus de fruit, lait), rangement du campement, petite toilette, et l’aventure continue !!!
Petite balade dans la forêt primaire (réserve forestière de Majimbini), par l’ancien chemin des braconniers.
Atoumani, notre guide des CEMEA, nous explique la biodiversité de ce milieu humide.
Ici le Mfandrabo (Aphloia theiformis) plus communément appelé le change écorce, dont les feuilles sont utilisées dans la préparation d’une tisane très appréciée à Mayotte.
Ici, un cactus (Rhipsalis baccifera) qui est le seul que l’on trouve naturellement en dehors de l’Amérique du Sud.
Retour vers Cavani à pied !!! soit près d’une heure trente de marche … (environ 6 km).
A l’entrée de Mamoudzou, rencontre avec un sculpteur sur le bord du chemin qui présentera ses œuvres aux enfants (tortues et dauphins).
Arrivé au gymnase de Cavani, douche obligatoire pour tous (enfants et adultes) …
… puis le repas préparé avant de repartir pour la suite de notre voyage. Rendez-vous à la retenue collinaire de Combani. Mais … évidemment sur la route … nous serons bloqués plusieurs dizaines de minutes par un camion renversé avec son container dans un virage.
Entre Combani et la retenue collinaire, tout près de l’ancienne propriété de Monsieur Guerlain (le parfumeur) et de sa vingtaine d’hectares d’Ylang-Ylang, rencontre insolite sur la piste avec 2 tracteurs dont un en panne, et un ancien camion de pompier. 30 minutes d’une discussion « mouvementée » entre les locaux et notre chauffeur seront nécessaires pour faire déplacer le tracteur en panne de quelques mètres pour que le car puisse passer.
La retenue collinaire, réalisée en 1998, est située entre le village de Combani et celui de Bouyouni.
C’est la principale réserve d’eau douce de Mayotte qui alimente l'île durant la saison sèche, lorsque les rares sources se tarissent...
Puis direction le Gîte du Mont Combani pour un camping le deuxième soir.
Superbe vue sur le lagon et Petite-Terre du gîte. On y rencontre aussi des makis et des bambous géants.
Le montage des tentes igloos, avec les enfants. Enfin, surtout avec les adultes !!! Aucun élève n’avait jamais vu une telle maison toute en toile !!! Mais TOUS super pressés de se coucher dans leur nouveau banga.
Notre campement fait de 14 tentes !!!
Après un certain temps d’installation, nous avons préparé un nouveau voulé avec l’aide précieuse des enfants. Puis soirée dodo, car tout le monde était FATIGUE.
A suivre, pour la troisième et dernière journée…
15:35 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19 avril 2008
Classe de découverte : premier jour
Du 16 au 18 avril, nous sommes partis avec ma classe de CP et la CLIS de mon collègue, en classe de découverte. Mais … ici, nous sommes à Mayotte et … rien ne se déroule jamais comme vous l’avez, si longtemps à l’avance, prévu !!!!!
Voici les 21 élèves de CP prêt à partir … mais comment ??? Pas de bus, pourtant réservé pour 7h30, il n’arrivera qu’à … 9h00. Evidemment notre première visite au Jardin Botanique de Coconi était prévue … à l’heure où notre bus est arrivé. Donc petit coup de fil pour s’excuser de notre « léger » retard. Mais c’est pas grave, tout va bien !!!
Evidemment les 2 parents accompagnateurs ne sont pas venus !!! Heureusement une tatie d’une de mes élèves vient avec nous. Donc tout le monde monte enfin avec beaucoup d’excitation dans le bus et le mini-bus pour le grand départ de Kawéni sous l’œil des quelques parents restés attendre avec nous ce bus.
Et en route pour notre classe de découverte.
Euhhhh ….. jusqu’à ce qu’à la sortie de Mamoudzou (soit environ 5 km de l'école) le chauffeur ne s’arrête car ayant entendu un bruit bizarre !!!
Et oui … il manquait 5 boulons (sur 7) à la roue arrière gauche !!!! et les 2 derniers étaient prêts à s’échapper aussi … et pas de boulons de rechange sur soi. Pas de problème, on en démonte 1 sur chaque roue et on revisse les 2 derniers de cette drôle de roue.
Donc on repart avec un boulon de moins à chaque roue, mais « ça devrait aller » nous assure notre sympathique chauffeur.
Nous voici arrivés vers 11h00, avec un grand retard à notre première visite : le parc botanique de Coconi, que nous visiterons avec un animateur du parc.
Splendide jardin avec de très nombreuses variétés d’arbres et d’arbustes et beaucoup de fruitiers.
Après un pique-nique au parc, nous repartons vers La Maison du Gouverneur, sur les hauteurs de Mamoudzou.
Déchargement des bagages venus en 4x4 (le bus ne pouvant monter la piste jusqu’au bout). Les enfants ont donc terminé la piste à pied (sur quelques centaines de mètres).
Petite photo de groupe devant la Maison.
En attendant le repas, on s’amuse à la corde à sauter …
… aux mikados …
… ou encore à la boum !!!
Préparation du voulé du soir, par tous les adultes présents et l’aide de quelques enfants.
Après le repas, dodo de bonne heure car la journée fut riche et fatigante.
Allez à bientôt, sous un coucher de soleil sur Petite-Terre de la Maison du Gouverneur, pour la deuxième journée d’une classe de découverte à Mayotte !!!
23:45 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05 février 2008
Pierrick en stage (3ème jour)
Pour le troisième et dernier jour du stage « classe d’environnement », nous sommes partis de Moya pour une randonnée autour du lac Dziani (ancien cratère volcanique devenu lieu sacré peuplé de légendes et de croyances diverses).
Vue imprenable sur les plages de Moya (au premier plan Moya 2 et sa mangrove)
Visite du site archéologique de Polé où se situent les ruines de la plus ancienne mosquée de l’île (avec celle de Tsingoni). En effet, elle date de 1538.
Le midi, pique-nique sur le site des Badamiers avec du pilao au poulet (sorte de paëlla traditionnelle mahoraise). Repas délicieux et copieux !!
Pour les gourmands, vous pouvez télécharger la recette ici.Le groupe des participants de ce « difficile » stage devant le lac Dziani !!!
A bientôt pour le séjour avec nos élèves programmé les 16, 17 et 18 avril 2008.
08:10 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 février 2008
Pierrick en stage (2ème jour)
Pour le deuxième jour du stage « classe d’environnement », après la Maison du Gouverneur, nous sommes allés camper sur le site de Moya en Petite-Terre.
Moya est un site remarquable pour ses tortues marines qui viennent pondre la nuit sur la plage. Nous avons donc veillé avec les agents de la Cellule de Gestion des Terrains du Conservatoire du Littoral (CGTCL) et vous découvrirez dans un prochain article les résultats de cette veille …
Le site de Moya avec la maison de la CGTCL
Promenade sur la plage de Moya 2 et sa mangrove
L’océan indien
La préparation du camp
Le soir, traditionnel voulé
13:50 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 janvier 2008
Pierrick en stage (1er jour)
Cette semaine, j’étais en stage « classe d’environnement ». Avant d’emmener mes élèves en avril avec mon collègue de CLIS, nous sommes partis en « éclaireurs », entre enseignants (une vingtaine) de lundi jusqu’à mercredi.
Nous sommes donc partis lundi à pied, du local des CEMEA situé à Cavani jusqu’à la Maison du Gouverneur, sur les hauteurs de Mamoudzou, où nous avons passé notre première nuit.
La Maison du Gouverneur, c’est le petit point blanc au haut de la colline
Vue sur le lagon depuis les hauts de Cavani
Après 2 heures de marche dans la montagne,
nous avons préparé le voulé (barbecue traditionnel mahorais) avec mabawas, poulet, bananes, manioc, cuits au feu de bois.
Puis, nous avons dormi dans la maison. Ici à 400 m d’altitude, il fait froid !!!
Coucher de soleil sur Petite Terre depuis la Maison du Gouverneur
A suivre … je vous raconterai l’histoire de cette maison et la suite du stage …
17:40 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 octobre 2007
Et le boulot !!!
Comme nous sommes en vacances depuis ce week-end, nous allons vous parler travail. Si, si, ici aussi on travaille !!!
Pour Valérie, elle est au collège Zéna M’Déré de Pamandzi, sur Petite-Terre, à 200 m de la maison.
Elle a une classe spécialisée (UPI) avec 10 élèves de 12 à 16 ans.
Et en plus, de sa salle de classe, on voit le lagon !! Ici, on commence à 7h00 pour finir à 12h00 lundi-mardi-jeudi-vendredi.
Et pour Pierrick, c’est un peu plus compliqué ! Tout d’abord, il travaille sur Grande-Terre donc obligation de « barger » en moto tous les jours (vous en serez un peu plus dans un prochain article). Il travaille dans une école d’application au nord de Mamoudzou à Kawéni,
dans une classe de CP avec 22 élèves, dont quelques-uns (!!!) ne parlent pas français.
Et l’école fait les « rotations », c’est-à-dire qu’une semaine, il travaille le matin de 7h00 à 12h15 et l’autre semaine de 12h30 à 17h15 du lundi au vendredi. Et de sa classe, on voit ... les bidonvilles accrochés à la colline.
De temps en temps, il va travailler comme maître-formateur avec les instituteurs-stagiaires à l’IFM de Dembéni, situé dans le sud de l’île au bord du lagon.
Vous aurez compris que quelque soit notre lieu de travail, le lagon n’est jamais bien loin. Néanmoins, même si les différents lieux peuvent paraître paradisiaques, les conditions de travail n’en restent pas moins difficiles.
19:55 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



































































































